Maturité, obtenu au « Liceo Cantonale di Locarno » en juin 1996.
CFC, photographe, obtenu à l’Ecole d’Arts Appliqués de Vevey en juin 2005.
Expositions :
2008 série de photographies en diptyques « sans titre » Niska, Locarno
2007 installation avec Karin Forlin Niska, Locarno
Collaborateur ou organisateur de soirée, concerts (2009-2010) :
Imperial Tiger Orchestra, Trio Kazanchis, Kumbaya My Lord, Glass Candy, Desire, Mussuraya, Watchmaking Metropolis Orchestra, Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp, Lambig Butter Explosion.
Après l’obtention de son CFC, il a effectué plusieurs stages chez des photographes aux orientations diverses et a notamment participé à des commandes publicitaires. Depuis, il a collaboré avec des architectes, des musiciens, des comédiens ainsi que des poètes. Il privilégie l’interaction avec d’autres disciplines, l’échange d’idées et la collaboration.
Actuellement il réalise de nombreux projets photographiques autour de la représentation du corps, thématique à laquelle il voue une grande passion.
J’ai commencé à réaliser une série d’images sur ces lieux au moment où nous avons appris que nous devions les quitter. J’ai tout d'abord pris des photos dans les chambres de mes colocataires, agencements improbables et foisonnant de détails ouvrant sur des univers singuliers.
Il en a résulté des images, à la fois empreintes de nostalgie et qui documentaient une vie de partage. Cependant cela ne me suffisait pas, j'avais envie de m’approprier cette histoire autrement.
J’ai donc choisi de me représenter à l’intérieur de ces espaces, nu.
J’habite cette maison, mais est-ce que j’habite ce corps?
Il m’échappe, je ne me retrouve pas en moi-même. Alors un sentiment d’inadéquation naît, d’où des images intimes, d’espaces à moi, chers, mais abordés comme un spectacle curieux. Les objets s’interpénètrent et fusionnent dans une étreinte ludique et intime.
Il ne s’agit toutefois pas de portraits. Le corps est représenté sans tête. Ainsi dépersonnalisé, il accède au statut d’objet et se fond dans les décors, s’y intégrant lui-même comme un élément. Le corps en devient étrange, inhabituel, presque monstrueux, à l’image d’une sculpture intégrée dans l’espace de la pièce.